I - Comment pouvons-nous parler ? a)Schémas et explications.

I-  Comment pouvons-nous parler ?

 

a)      Schémas et explications.

Le langage humain est parlé, il présente donc une anatomie spécifique.

L'appareil phonatoire est, globalement, constitué de poumons, source d'air, de muscles (cage thoracique, abdomen…),  les cordes vocales situées dans le larynx puis par le pharynx, de fosses nasales, du voile du palais, de la langue et des lèvres.
C’est le larynx qui est le principal élément de l’appareil phonatoire. Chez l’humain, il est en position haute chez le bébé et prend une position basse chez l’adulte. Cela permet ainsi la production d’un langage articulé et modulé.

Chez les grands singes le larynx reste en position haute même à l’âge adulte : il leur est donc impossible de parler comme leurs cousins humains.

 

 

Schéma de l'appareil phonatoire.

L'appareil phonatoire fonctionne schématiquement comme un instrument à vent. Le son de la voix est en fait l'air pulmonaire qui vibre dans les cordes vocales et résonne dans la bouche, le pharynx et les fosses nasales.                             

Quand on parle, les phases d'inspiration de notre respiration deviennent plus rapides et plus courtes. On respire également davantage par la bouche, alors que l'inspiration est normalement exclusivement nasale. Du côté de l'expiration, le volume et la pression de l'air expiré sont augmentés pour pouvoir faire vibrer les cordes vocales situées dans le larynx.     Le larynx joue le rôle d'une porte qui préserve les bronches et les poumons des aliments et autres corps étrangers. Le larynx se compose d'une série de muscles et de cartilages plus ou moins mobiles qui peut être relevé ou abaissé. Lors de la déglutition, le larynx s'élève tandis que l'épiglotte, cette lame cartilagineuse située à l'entrée du larynx, se rabat vers l'arrière. Ce faisant, elle bloque l'entrée des voies aériennes supérieures et permet au bol alimentaire d'emprunter l'œsophage pour rejoindre l'estomac.                                                         Lorsqu'on parle, l'air expulsé des poumons emprunte la trachée avant d'arriver dans le larynx où il va rencontrer les cordes vocales. Celles-ci sont en fait une paire de muscle et de ligaments de 20 à 25 millimètres de long et recouverts d'une muqueuse.                              D'un blanc nacré, les cordes vocales sont attachées horizontalement entre le cartilage thyroïde (la " pomme d'Adam " chez l'homme) situé à l'avant et les cartilages aryténoïdes situés à l'arrière. En faisant bouger ces cartilages lorsqu'on parle, on modifie la longueur et la position des cordes vocales. Lorsque l'on commence dire quelque chose, les cartilages aryténoïdes accolent les cordes vocales l'une contre l'autre, fermant ainsi l'ouverture entre les deux (appelée glotte).                                                                                                   

Sous la pression de l'air expiré, les cordes vocales s'écartent, puis se referment aussitôt, entraînant à nouveau une hausse de la pression sous la glotte. En ouvrant et fermant la glotte lors de la phonation, les cordes vocales libèrent de façon saccadée l'air emmagasiné dans les poumons. Au cours d'une phrase, le locuteur modifie ainsi plusieurs fois la fréquence de vibration des cordes vocales pour produire les vibrations acoustiques correspondant à différents.sons.           

Mais ces sons ne constituent pas encore des mots, ils doivent être sculptés par le reste de l'appareil vocal pour en devenir. La première transformation du son se fait dans la cavité du pharynx, le carrefour où se croisent les voies respiratoires et digestives. Le pharynx et les différentes cavités avec lesquelles il communique (fosses nasales, bouche, larynx) jouent le rôle de " résonateur ou d'amplificateur " qui module les sons émis au niveau des cordes vocales. Certaines fréquences seront amplifiées, d'autres atténuées.

La transformation du son laryngé en parole est ensuite complétée par la position du voile du palais, de la langue, des lèvres et des dents qui agissent en " modulateurs " du son émis. Car si le larynx est l'organe phonatoire par excellence, c'est tout l'appareil buccal qui contribue à donner sa flexibilité et sa souplesse à la voix. Celui-ci agit de différentes façons : le voile du palais en obturant ou pas les cavités nasales supérieures; les mâchoires en étant plus ou moins ouvertes; la langue par son côté polymorphe; les dents en plus ou moins obturées par la langue ou par les lèvres; les lèvres en étant plus ou moins fermées, pincées ou étirées.

Par exemple, pour produire la voyelle " i ", on doit déplacer la langue vers l'avant du palais, ce qui entraîne un élargissement de la cavité pharyngiale ainsi qu'une légère élévation du larynx. Pour le " a ", la mâchoire et la langue doivent plutôt s'abaisser. Les consonnes sont aussi prononcées grâce à de tels mouvements de la langue et des lèvres. La colonne d'air peut par exemple être freinée pour produire un "F" ou un "S"; elle peut être stoppée, puis libérée plus ou moins brutalement pour produire un "B", un "P" ou un "T"; elle peut vibrer pour produire un "V" ou un "J"; elle peut chuinter pour produire un "CH", etc.

 

 

 

 

 

 

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